• Les personnes qui me connaissent savent que j'adore la randonnée, surtout en montagne. Mais si je connais bien les Alpes (beaucoup de séjours dans ce grand massif), les Pyrénées me sont plus étrangères. Aussi, l'année dernière (2011), j'ai découvert par hasard le topo-guide de la FFRP (fédération française de randonnée pédestre) consacré à la partie centrale du GR 10.

    Bien que je n'ai alors pas pu aller au bout de mon périple (cela est expliqué dans les différents articles), j'ai vraiment aimé ce que j'avais fait et j'ai décidé de faire l'intégralité du GR, de la côte atlantique à la côte méditerranéenne. Pas en une seule fois (le tracé fait 870 km, en une cinquantaine d'étapes), mais en tronçons de 5 à 10 jours de marche. Ce qui devrait donc me faire une petite dizaine de tronçons, répartis sur plusieurs années.

    Précision importante : je dormirai en refuge, gîte et autre hôtel, n'emportant pas de tente, matelas et autres sac de couchage (mon sac à dos est déjà suffisamment lourd). Certains puristes trouveront cela "léger", mais c'est comme ça que j'apprécie la randonnée.

    Pour suivre mon itinéraire, cliquez sur les différentes rubriques à gauche :

    - Hendaye > Arrens : traversée du Pays basque et du Béarn (tout le département des Pyrénées-Atlantiques), soit environ 15 jours et 300 km de marche (variantes comprises).

    - Arrens > Luchon : Les Pyrénées centrales, la haute montagne, le Vignemale (point culminant du massif), le cirque de Gavarnie, le lac d'Oô, bref pas mal de belles choses. En y incluant les variantes faites et à faire, 20 jours de marche au total.

    - Luchon > Mérens : la section ariégeoise, la plus sauvage (15 jours).

    - Mérens > Banyuls : pour finir, les Pyrénées occidentales, avec passage au Canigou (10-15 jours).

    Bonne navigation, et prenez votre temps pour lire mes carnets de note et admirer les photos et autre panoramiques.

     

    Loïc Vinet

     


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  • Pour commencer ma découverte du GR 10, j'ai choisi de faire la portion centrale entre Cauterets et Luchon, soit 12 jours de marche (je n'en ferai finalement que 8).

    En ce début d'été, je prends donc le train de Montparnasse et arrive à la ville thermale (après trajet final en bus) au bout de 7 heures de route (correspondance incluse). Arrivée à la gare classée monument historique, je recherche tout d'abord mon lieu d'hébergement : le Cluquet (qui est plus un camping qu'un gîte). Après une perte de temps en me rendant à une mauvaise adresse (je suis parti au sud alors qu'il était situé au nord du village), je pose mon sac dans le bungalow qui m'est assigné puis pars faire quelques emplettes alimentaires pour les jours à venir, et visiter par la même occasion la ville thermale.

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    Voici à quoi ressemble le bungalow dans lequel je logeais (porte de droite) : 2-3 lits de camps, des armoires avec des couvertures, une table pour poser les affaires. Spartiate, mais suffisant. Un bâtiment commun, constitué de trois pièces (douche, sanitaires, cuisine) permet de se restaurer. Ma trousse de toilette sèche sur la rambarde, mon gel douche s'étant ouvert pendant le transport.

     

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    La vue depuis le préau du bâtiment principal (on distingue à droite la cabane où je dormais). Très calme, même si je ne réussirai pas à m'endormir tout de suite, bal des pompiers oblige.

    Promenons-nous maintenant dans les rues de Cauterets.

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    Comme l'illustre ces photos de rue (l'hôtel de ville, la place du maréchal Foch et la rue de la Raillère), l'architecture est typique des villes thermales : maisons colorées, balcons et grilles en fer forgé. On se croirait presque plus à Paris qu'au fin fond des Pyrénées !

     

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    L'église Notre-Dame ne manque pas d'allure.

     

    25/06/2011 : Arrivée à Cauterets

    À droite, les thermes de César. Au centre, l'église Notre-Dame. À gauche, le chemin du GR. J'ai repéré mon point de départ (pas forcément évident, même si les thermes sont facilement repérables), je peux donc aller me coucher tranquillement.


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  • Je commence donc mon début de périple par une sacré journée : 1400m de dénivelé positif, 6 heures de marche effective. Autant dire qu'il faut se lever tôt (je pars en plus plein sud).

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Une vue aérienne du tracé, que vous pouvez voir en plus grand en cliquant.

    Dans le détail, voici les différents points de passage :

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Cliquez ici pour le voir en plus grand. Au total, cela fait environ 13 km parcourus.

     

    Je pars donc dès 8h30, empruntant la route menant dans le centre du village. Au loin se découpe la gare routière (la gare ferroviaire) de Cauterets, tout en bois, du début du XXe siècle.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Me voici arrivé devant les themres de César, contournés par la gauche. Le village est encore bien endormi.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    On retrouve le départ du GR, déjà repéré la veille, avec une petite montée en sous-bois.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Une montée tranquille, en zigzag mène aux anciennes thermes de Pauze. Cela offre l'occasion de voir une dernière fois Cauterets, au soleil matinal.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Ici, il y a 2 façons de prendre le GR : soit on coupe pour atteindre Luz-Saint-Sauveur, soit on fait un détour par le PNR des Pyrénées. J'ai pris la deuxième option, mais je n'oublie pas la première.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Le chemin devient alors plat, et est dénommé "Chemin des Pères" qui mène paisiblement en une demi-heure jusqu'à ma première cascade de la journée.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Mais avant de découvrir cette cascade, jetons un œil sur la vallée du gave du Marcadau, que je longerai ensuite jusqu'au Pont d'Espagne.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Et voici donc la cascade du Lutour (1h de marche), découverte au soleil levant au-dessus des montagnes. La fraîcheur des embruns fait beaucoup de bien, déjà, en cette journée estivale.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Depuis le hameau de la Raillère, le Chemin des Cascades mène au Pont d'Espagne. Un chemin qui porte très bien son nom, car voici dans l'ordre :

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    la cascade du Ceriset

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    la cascade du Pas de l'Ours

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    la cascade de Boussès

    Partant vers l'ouest, donc avec la soleil sur le côté, l'ombre des arbres et la fraîcheur du torrent font du bien, car il faut compter 90 minutes pour rejoindre le pont.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    J'atteinds donc enfin le Pont d'Espagne (ancienne frontière entre les deux pays) un peu avant 11h30. Je me pose à l'ombre pour reprendre des forces et admirer le point de rencontre entre le gave du Marcadau et le gave de Gaube.

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Voici à quoi ressemble le fameux pont. Certes, il ne paye pas de mine, mais quand on est dessus, quelle magnifique vue !

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    26/06/2011 : Cauterets - Oulettes de Gaube (première partie)

    Mais je ne peux pas rester là, je ne suis qu'à la moitié du chemin. Il me faut donc repartir plein sud, grimper au lac de Gaube puis s'enfoncer dans la vallée jusqu'au refuge.


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